فَرَجْ

Récits et valeurs : l'altruisme et la solidarité

Donner son sang est un geste moderne, mais ses valeurs sont anciennes : l'altruisme (ithar), la solidarité (takaful) et l'aumône. Voici des récits authentiques de la Sunna.

L'altruisme : l'hôte de l'Ansari

وَيُؤْثِرُونَ عَلَىٰ أَنفُسِهِمْ وَلَوْ كَانَ بِهِمْ خَصَاصَةٌ

Coran, sourate al-Hachr (59), verset 9

Un homme vint voir le Prophète ﷺ, et ses maisons n'avaient que de l'eau. Un homme des Ansar l'emmena chez lui, où il n'y avait que le repas des enfants. Ils couchèrent les enfants, éteignirent la lampe et firent semblant de manger pour que l'invité mange, et passèrent la nuit le ventre vide. C'est à leur sujet que fut révélé ce verset (al-Boukhari). Sens : ils les préfèrent à eux-mêmes, même s'ils sont dans le besoin.

Sahih al-Bukhari 3798 · Quran 59:9

La solidarité : les Ach'arites

إِنَّ الأَشْعَرِيِّينَ إِذَا أَرْمَلُوا فِي الْغَزْوِ، أَوْ قَلَّ طَعَامُ عِيَالِهِمْ بِالْمَدِينَةِ جَمَعُوا مَا كَانَ عِنْدَهُمْ فِي ثَوْبٍ وَاحِدٍ، ثُمَّ اقْتَسَمُوهُ بَيْنَهُمْ فِي إِنَاءٍ وَاحِدٍ بِالسَّوِيَّةِ، فَهُمْ مِنِّي وَأَنَا مِنْهُمْ

Sahih al-Boukhari, n° 2486, d'Abou Moussa al-Ach'ari

Quand la nourriture venait à manquer, ils rassemblaient ce qu'ils avaient dans un seul drap et le partageaient à parts égales, et le Prophète ﷺ dit : « ils sont des miens et je suis des leurs » (sens). Une banque de sang ressemble à ce drap : chacun y met un peu, et celui qui en a besoin y trouve de quoi.

Sahih al-Bukhari 2486

Le corps unique

مَثَلُ الْمُؤْمِنِينَ فِي تَوَادِّهِمْ وَتَرَاحُمِهِمْ وَتَعَاطُفِهِمْ مَثَلُ الْجَسَدِ إِذَا اشْتَكَى مِنْهُ عُضْوٌ تَدَاعَى لَهُ سَائِرُ الْجَسَدِ بِالسَّهَرِ وَالْحُمَّى

Sahih Muslim, n° 2586, d'an-Nou'man ibn Bachir

Sens : les croyants, dans leur affection, leur miséricorde et leur compassion, sont comme un seul corps ; quand un membre souffre, tout le corps veille et a la fièvre. Le malade qui attend du sang dans un hôpital loin de vous fait partie de ce corps.

Sahih Muslim 2586

L'homme qui abreuva un chien

فِي كُلِّ كَبِدٍ رَطْبَةٍ أَجْرٌ

Sahih al-Boukhari, n° 2363, d'Abou Hourayra

Un homme assoiffé descendit dans un puits pour boire. En remontant, il vit un chien haletant de soif ; il redescendit, remplit sa chaussure d'eau et l'abreuva. Dieu l'en remercia et lui pardonna. Les Compagnons demandèrent s'il y avait une récompense même pour les bêtes ; le Prophète ﷺ répondit : il y a une récompense pour tout être vivant (sens).

Sahih al-Bukhari 2363

Vouloir pour son frère ce qu'on veut pour soi

لاَ يُؤْمِنُ أَحَدُكُمْ حَتَّى يُحِبَّ لأَخِيهِ مَا يُحِبُّ لِنَفْسِهِ

Sahih al-Boukhari, n° 13, d'Anas ibn Malik

Sens : aucun de vous n'a vraiment la foi tant qu'il ne veut pas pour son frère ce qu'il veut pour lui-même. Si quelqu'un de votre famille a besoin de sang demain, vous voudrez qu'il en trouve. Le don d'aujourd'hui est ce qui garde du sang pour demain.

Sahih al-Bukhari 13

Faraj ne donne pas de fatwa. Les versets et hadiths sont cités en arabe, mot pour mot, avec leur référence ; le français en donne le sens. Pour une question religieuse, adressez-vous au conseil local des oulémas de votre ville.

C'est le médecin du centre qui décide si vous pouvez donner. Cette page reprend la presse et la loi ; ce n'est pas un avis médical.

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